La métaphore de l’approche et du retrait se déploie à plusieurs niveaux. Au début, les syllabes de la phrase Il se fait plus tard, dans sa version allemande et sa traduction française, sont désorganisées et alternent rapidement entre les deux langues. Peu à peu, le texte devient plus structuré, des fragments se réunissent. Mais avant qu’il ne puisse apparaître dans son intégralité, nous nous en éloignons déjà.
La composition est divisée en trois sections principales, chacune subdivisée en trois parties. À l’intérieur de ces sections, différentes relations entre vitesse, métrique et densité des événements se développent progressivement. Neuf accords, chacun composé de cinq notes, servent de base à neuf courtes mélodies. Celles-ci subissent des transformations en fonction des structures rythmiques, modifiant ainsi leur forme au fil de la pièce.
Au cœur de cette œuvre réside une réflexion sur la fragilité de chaque instant.